Histoires de maternage

L’histoire de la maternité en Europe : la glorification de l’amour maternel

8 août 2013

Omum continue la saga de l’histoire des mères et vous emmène entre siècle des lumières, où l’amour maternel est glorifié, et révolution française, époque où les femmes commencent à s’imposer dans la patrie !

Au milieu du XVIIe siècle, avec la découverte de l’existence de l’ovule, on prend conscience que la femme participe également à la conception des enfants (et oui, il était temps !). Le docteur Pierre Roussel, dans son livre, reconnait par une analyse du corps humain, que la femme est destinée à être une mère et à nourrir ses enfants. Il reconnaît également leur sensibilité accrue. Bref c’est l’époque où les gens comprennent que les femmes sont davantage disposées à ressentir des sentiments, tout particulièrement envers leurs enfants !

Dans cette lancée, la révolution française renforce la puissance maternelle en diminuant l’influence du mariage (instauration du mariage civil et du droit au divorce). Dès le début de la réorganisation de l’Etat, les femmes sont très présentes, en tant que « mères des générations futures ». Celles qui savent lire font découvrir la Déclaration des droits de l’Homme à leurs enfants.

Mais Napoléon vient freiner l’avancée des femmes dans la société. Elles ne peuvent plus entrer en politique et font des enfants qui seront plus tard les soldats de l’empereur. Le code civil les relègue même au rang d’épouses. Il pose également l’adultère féminin comme faute. Les pères des « bâtards » n’ont aucune obligation vis-à-vis de leurs enfants nés hors mariage, tandis qu’ils ont l’obligation de l’aliment pour leurs femmes et enfants légitimes.

Malgré ce petit retour en arrière, l’évolution de la société continue et le modèle affectif bourgeois s’impose dans toute la société. Dans les années 1800, l’essor du capitalisme suscite de nombreux changements comme le départ des hommes de la maison qui laisse davantage de place à la mère dans l’éducation de ses enfants. C’est aussi l’époque de l’exode rural : les femmes ne sont plus paysannes et commencent également à travailler et ce n’est pas toujours facile ! En effet, pendant la journée, les enfants sont laissés seuls. Pour remédier à ce problème, des femmes charitables bénévoles créent en France des sales d’asiles, qui seront rebaptisées écoles maternelles en 1880 ! Pour rester proches de leurs enfants, les mères aisées s’entourent de « nourrices sur lieu ». C’est aussi l’époque où les femmes allaitantes sont considérées comme des tendres mamans !

Parallèlement, de nombreux manuels de maternité sont édités. La puériculture est créée et devient une discipline à part entière.

Au XIXe siècle, le nombre de naissances hors mariage atteint des pics avec par exemple 30% des naissances dans Paris ! Néanmoins, 90 % des accouchements se font encore à domicile, l’hôpital étant perçu comme un lieu effrayant destiné aux pauvres (comme quoi!).

On vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un épisode riche en couleurs entre baby-boom, féminisme et contraception !

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