Clean beauty

L’huile de palme, une huile qui fait débat

7 juin 2013

Aujourd’hui, de nombreux produits sont pointés du doigt parce qu’ils contiennent de l’huile de palme. Mais au fait, que sait-on de cette huile ? D’où vient-elle ? Est-elle vraiment dangereuse ? Omum vous en dit plus…

D’où vient-elle ?

L’Indonésie est le premier producteur mondial d’huile de palme et approvisionne environ la moitié de la planète. L’huile est extraite par pression à chaud de la chair des fruits du palmier. Ces fruits, d’un rouge orangé éclatant, sont appelés « l’or rouge de l’Indonésie ». Ils sont récoltés une fois par semaine, douze mois sur douze. Autant dire que les palmiers sont les arbres les plus rentables au monde ! Le noyau est également utilisé : une fois pressé, il donne de l’huile de palmiste, un concentré d’huile de palme, très souvent utilisé dans les cosmétiques.

En Indonésie, 20 millions de personnes vivent de l’exploitation de l’huile de palme et les mères de famille ne jurent que par elle. Un peu comme l’huile d’olive en Italie !

Où la retrouve-t-on ?

L’huile de palme est l’huile végétale la plus consommée au monde, nous en consommons quatre fois plus qu’il y a vingt ans ! La majeure partie de la production mondiale est utilisée par les industriels de l’agro-alimentaire des pays non-producteurs dans les aliments transformés. 20 % sont ensuite employés dans les cosmétiques, en particulier dans la fabrication de la majorité des savons solides ainsi que dans les crèmes, en tant qu’agent hydratant.

Pourquoi est-elle remise en cause ?

L’huile de palme est pointée du doigt pour ses risques sur la santé et l’environnement.

L’ANSES* est la première à avoir tiré la sonnette d’alarme pour son utilisation dans l’alimentation. Dans son rapport de 2010, elle déclare que cette huile contient des acides gras non indispensables au corps humain et peut même devenir nocive en cas d’excès. Comme nous la consommons raffinée, elle perd son intérêt nutritionnel et favorise les maladies cardio-vasculaires en cas de sur-consommation. Dommage, puisqu’à l’état brut elle est intéressante car elle contient 15 fois plus de béta-carotène que la carotte. Idéal pour avoir une belle peau !

Du point de vue environnemental, la forêt primaire en Indonésie a disparu de façon considérable pour laisser place à des hectares de palmiers. Pour palier les dégâts causés, le gouvernement Indonésien et les ONG de 50 pays se sont associés pour créer une huile plus étique et plus durable reconnue par la certification RSPO**. Les principes consistent à ne plus déforester le pays et à garantir des bonnes conditions de travail aux salariés. Malheureusement, la réalité n’est pas vraiment celle du papier et vire plutôt au greenwashing !

L’huile de palme, durable ou pas, a donc beaucoup de progrès à faire. Il convient de la consommer avec modération pour le bien-être de la planète comme pour celui de sa santé.

Chez Omum, tous nos produits sont sans huile de palme afin de préserver notre environnement !

* Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation

** Roundtable on Sustainable Palm Oil

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2 Commentaires

  • Répondre Ernest 10 juin 2013 at 17 h 27 min

    En fait, les médias portent un message qui n’est pas tout à fait exact. Si les palmiers ont un impact sur la forêt, ils sont très loin d’être la seule cause de déforestation. http://www.alimentation-sante.org/wp-content/uploads/2012/11/Etatdeslieux_HdP_1112.pdf

    • Répondre Omum 21 juin 2013 at 9 h 51 min

      Merci Ernest pour votre participation ! Nous avons lu votre documentation qui est très intéressante et qui permet d’en savoir encore plus sur l’huile de palme. En espérant que de plus en plus de personnes prennent consciences de ces problématiques !

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